mardi 8 juin 2010

 

Victoire judiciaire contre le "réflexe Microsoft" au Québec

Ce n'est qu'un jugement symbolique, mais un symbole fort : c'est une administration publique qui a été condamnée outre-Atlantique pour n'avoir pas passé d'appel d'offres et, notamment, n'avoir pas pris en compte l'existence de logiciels libres lors du renouvellement de son parc.

La Régie des rentes du Québec, qui gère les retraites et certains crédits d'impôts dans la Belle province, a agi illégalement en achetant chez Microsoft sans appel d'offres : c'est la conclusion publiée jeudi par la Cour supérieure de Québec.

Procédure

Le 21 décembre 2007, la Régie publiait un avis d'intention — procédure permettant aux intéressés de faire connaître leurs remarques — annonçant sa décision d'acheter des produits Microsoft : Windows Vista, Office 2007 et Visio 2007 devaient remplacer Windows 2000, Office XP et Visio 2002, précédemment utilisés. Coût de l'opération : 722 848 dollars, soit environ 570 000 €, pour 1200 postes de travail.

Quatre jours plus tard, Savoir-faire Linux, entreprise de services proposant consultation, développement et formation aux logiciels libres, demande pourquoi la Régie procède sans appel d'offres ; celle-ci lui répond que cette procédure n'est pas obligatoire lorsqu'il n'y a qu'un seul fournisseur.

Savoir-faire Linux demande alors plus d'informations, notamment sur la durée des licences... et la "recherche sérieuse et documentée" obligatoire avant de conclure à l'absence de fournisseur concurrent. Insatisfaite des réponses obtenues, l'entreprise attaque l'administration en justice pour obtenir l'annulation du contrat (payé et livré entretemps) et un véritable appel d'offres.

Arguments balayés

Devant la Cour, la Régie des rentes du Québec donne essentiellement trois arguments, détaillés au fil du long exposé des motifs (plus de vingt pages, cf. lien source).

L'interface d'Open Office, largement inspirée de celle des MS Office du début de la décennie.
Le premier est... la familiarité des utilisateurs : ses employés utilisent les logiciels Microsoft depuis 1996 et bousculer leurs habitudes serait contre-productif. Le tribunal élimine l'argument, qui "consacre le monopole aux logiciels propriétaires de Microsoft".

On peut également citer contre cet argument les profondes différences ergonomiques entre Windows 2000 et Vista comme entre Office XP et 2007. Savoir-faire Linux pousse d'ailleurs le bouchon jusqu'à affirmer : "Il est réputé que la version Office 2002 est plus proche pour les utilisateurs de [...] Open Office que de la nouvelle version Office 2007", ce qui est difficilement contestable mais n'indique pas pour autant une supériorité d'Open Office sur le plan productif.

Le second argument retenu est le coût supérieur de la migration vers le logiciel libre. Il est amusant de constater que le chiffrement des coûts de migration n'a été effectué qu'après l'attribution du contrat, et que la comparaison semble avoir été faite à charge contre les solutions Linux / Open Office, mais le tribunal retient surtout que cette étude "ne tient pas compte des perspectives à moyen terme et de l'impact de la récurrence des coûts de licences et redevances exigés par Microsoft, lors d'un renouvellement ou de la fin de la période de support."

Le jugement reconnaît ainsi comme un élément important de sélection le renouvellement régulier des licences imposé par les éditeurs, alors qu'un logiciel open source permet d'incorporer les nouvelles versions sans coût supplémentaire.

On notera que cela rejoint également l'absence de recherche sérieuse et documentée, pour laquelle la Régie ne fournira qu'une étude datant de 2005 et ne portant pas sur son cas particulier, associée à des coupures de presse.

L'ultime argument est qu'il s'agissait d'une simple mise à niveau des logiciels existants, opération qui non seulement ne nécessite pas d'appel d'offres, mais pas même d'avis d'intention.

Or, "il est établi à l'audience que le système d'exploitation que détenait la Régie est incompatible avec les nouveaux logiciels acquis dont Office 2007. Ainsi, passer de Windows 2000 à Vista nécessite une nouvelle installation", note le tribunal avant d'enfoncer le clou : "la Régie a bien compris que son opération constituait une migration et non pas une simple mise à niveau, puisqu'elle a procédé par avis d'intention [...] d'ailleurs, [son responsable des achats] utilise le terme 'migration' pour qualifier l'opération".

Condamnation de principe

Finalement, le jugement reconnaît que la Régie a agi illégalement à deux reprises : d'abord en arrêtant son choix à Microsoft sans faire de recherche sérieuse et documentée sur les alternatives possibles, ensuite en passant commande sans lancer d'appel d'offres.

En revanche, la condamnation reste de principe : la demande d'annulation du contrat est rejetée. Le tribunal considère comme déraisonnable de casser un contrat payé et exécuté depuis deux ans, solution qui occasionnerait de nouveaux frais (appel d'offres, sélection puis déploiement de la solution retenue...).

Au final, c'est donc plutôt un avertissement lancé à l'administration québecoise : la prochaine fois, pensez à faire un appel d'offres en bonne et due forme et à laisser aux alternatives — logiciels libres certes, mais aussi autres logiciels propriétaires — la possibilité de faire valoir leurs arguments.

source: http://www.lesnumeriques.com/victoire-judiciaire-reflexe-microsoft-quebec-news-14240.html

 

Le ministère de la Défense fr dit ne pas rouler que pour Microsoft... sans réellement convaincre

Interpellé en avril par le député UMP Bernard Carrayon, au sujet d'un contrat-cadre signé avec Microsoft, le ministère de la Défense réplique. Et assure que les technologies du premier éditeur mondial seront mises en balance avec des solutions Open Source. Insuffisant toutefois pour dissiper le climat de suspicion qui entoure ce contrat.

Ni contournement des règles des marchés publics, ni création d'un lien de dépendance avec Microsoft. Dans une réponse écrite datée du 1er juin, le gouvernement répond aux interrogations du député UMP Bernard Carrayon, qui en avril dernier s'inquiétait des conséquences d'un contrat-cadre passé en mai 2009 entre Microsoft et le ministère de la Défense. Un coup de projecteur inhabituel pour un marché informatique. Il faut dire que l'accord en question, par ses tarifs mais aussi par sa nature, sort à tout le moins des sentiers balisés de l'achat public.

Signé par la Dirisi (Direction interarmée des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information), cet accord-cadre, d'une durée de quatre ans, porte sur le "maintien en condition opérationnelle des systèmes informatiques avec option d'achat". Le tout à un prix "canon" : 100 euros HT par poste et par an, pour 188 500 postes la première année (avec des ajustements possibles pendant la durée du contrat entre 170 000 et 240 000 postes). Le tout donnant accès, pour le premier exercice, à une vaste palette d'applications Microsoft. Quelque 450 000 licences sont ainsi référencées. Des logiciels clients (62 600 mises à jour vers Windows Enterprise, 138 000 Client Access License - CAL - Windows, 84 000 licences Office, 50 000 CAL Exchange, etc.), mais aussi des applications d'administration des environnements ou des logiciels serveurs (1 000 SQL Server en diverses éditions, 850 serveurs Exchange, 4 500 Windows Server, etc.). D'où les interrogations de Bernard Carrayon sur la légalité de la procédure et surtout sur la mainmise qu'offre ce contrat à Microsoft dans un ministère aussi stratégique.

Une alternative Open Source en 2011

Dans sa réponse, le gouvernement tente d'évacuer les doutes du député sur la légalité de la procédure et, surtout, révèle qu'en parallèle de son contrat avec Microsoft, le ministère travaille à une alternative, basée sur des logiciels Open Source. "La stratégie du ministère en la matière consiste à déployer en parallèle deux ou trois solutions différentes, l'objectif étant d'éviter à la fois le foisonnement et la dépendance et de pouvoir disposer en permanence d'une solution de rechange éprouvée, tout en renforçant le pouvoir de négociation du ministère vis-à-vis de ses fournisseurs. Ainsi, la première version de cette architecture logicielle est principalement issue de solutions propriétaires et elle tire profit de l'accord-cadre passé avec Microsoft. Mais une autre version, composée sur la base de solutions Open Source, sera disponible dès 2011 et déployée parallèlement à la première", détaille la réponse du gouvernement.

Cette vision centrée sur un certain équilibre entre solutions Microsoft et alternatives libres est toutefois, pour l'instant, contredite par des remontées du terrain. Celles-ci font plutôt état d'une extension des technologies Microsoft au-delà de la seule bureautique (uniformisation de la messagerie sous Outlook, remplacement de CMS libres par SharePoint), via la mise en place du Socle Technique Commun Inter-Armées (STCIA). Dans sa réponse à Bernard Carrayon, le gouvernement présente le contrat comme un simple moyen d'assurer la mise à jour des produits Microsoft déjà déployés.

Chez Microsoft, tout est déjà payé

Pour le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), cette réponse n'est qu'une façon de noyer le poisson. "Ce contrat soulève un problème stratégique : pour chaque besoin informatique, le ministère a le choix entre utiliser une technologie déjà payée dans le cadre de l'accord avec Microsoft ou faire développer une autre solution. Il n'a donc plus aucun intérêt à aller chercher une solution alternative", explique Stéfane Fermigier, membre du CNLL et fondateur de l'éditeur Open Source Nuxeo, qui ajoute que depuis la signature de cet accord les fournisseurs de solutions libres témoignent de la difficulté croissante à être retenu dans les marchés passés par la Défense. Avant de remarquer que la réponse de l'exécutif manie avec soin l'art de l'understatement : "elle parle d'un marché visant le domaine de la bureautique, alors qu'il va bien au-delà". Il concerne de facto de nombreuses technologies serveurs, comme nous l'avions révélé en avril dernier.

Un centre de compétences co-animé par les équipes Microsoft

Le contrat comporte également un volet de prestations de service, avec la création d'un centre de compétences Microsoft (CCMS) au sein du ministère, plus précisément dans les locaux de la Dirisi, au fort de Kremlin-Bicêtre. Cette organisation de support intégre une équipe d'architectes et ingénieurs de l'éditeur. "Le périmètre couvert (par le CCMS, NDLR) concerne l'ensemble des technologies Microsoft et leur intégration avec les autres environnements de l'administration : environnements réseaux, accès intranet et internet, systèmes de stockage, environnements centraux Unix / IBM", précise une directive interne que nous avions dévoilée en avril dernier. Y compris quand ces intégrations touchent à des "services traitant des informations sensibles classifiées Défense", pointait l'Association française des utilisateurs de logiciels libres (Aful), dans une lettre adressée mi-février à quatre parlementaires - dont Bernard Carrayon. Pour Stéfane Fermigier, "avec ce CCMS, c'est Microsoft qui est aux manettes dans le schéma directeur de la Défense". Le CNLL souhaite rencontrer le ministère pour discuter des conséquences de l'accord-cadre. Et la réponse du gouvernement à Bernard Carrayon n'y a rien changé.

source: http://www.lemagit.fr/article/microsoft-windows-licences-office-assemblee-nationale-contrat-defense-sharepoint-opensource-exchange-nuxeo-open-source-outlook/6499/1/le-ministere-defense-dit-pas-rouler-que-pour-microsoft-sans-reellement-convaincre/

jeudi 3 juin 2010

 

Installation d'OpenERP 5.0.10 sur Ubuntu LUCID 5.0.4 desktop

Fini les casses tête avec la version de python la nouvelle version de openerp supporte python2.6

Phase 1 : Création d’un nouveau répertoire

1-->systemum@systemum-desktop:
~$ mkdir openerp
2-->systemum@systemum-desktop:~$ cd openerp

Phase 2 : Téléchargement du client et du serveur d’openERP

3-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ wget http://www.openerp.com/download/stable/source/openerp-server-5.0.10.tar.gz
4-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ wget http://www.openerp.com/download/stable/source/openerp-client-5.0.10.tar.gz

Phase 3: Extraction des paquets

5-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ tar xfz openerp-server-5.0.10.tar.gz
6-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ tar xfz openerp-client-5.0.10.tar.gz

Phase 4: Installation des dépendances et de postgresql

7-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ sudo -s -H
8-->root@systemum-desktop:/home/systemum/openerp# apt-get install python-lxml
postgresql python-psycopg2 python-pydot python-reportlab python-tz python-matplotlib
python-pychart python-hippocanvas

Phase 5: Configuration de la base de données PostgreSQL

9-->root@systemum-desktop:/home/systemum/openerp# su – postgres
10-->postgres@systemum-desktop:~$ createuser systemum (celui avec lequel vous vous loguez habituellement )
11-->postgres@systemum-desktop:~$ logout

Phase 5: Démarrer le serveur OpenERP

12-->root@systemum-desktop:/home/systemum/openerp# exit
13-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ cd openerp-server-5.0.10/
14-->systemum@systemum-desktop:~/openerp/openerp-server-5.0.10$ cd bin/
15-->systemum@systemum-desktop:~/openerp/openerp-server-5.0.10/bin$ python openerp-
server.py

Phase 5: Démarrer le client OpenERP dans un autre terminal
16-->systemum@systemum-desktop:~$ cd openerp/
17-->systemum@systemum-desktop:~/openerp$ cd openerp-client-5.0.10/
18-->systemum@systemum-desktop:~/openerp/openerp-client-5.0.10$ ls
19-->systemum@systemum-desktop:~/openerp/openerp-client-5.0.10$ cd bin/
20-->systemum@systemum-desktop:~/openerp/openerp-client-5.0.10/bin$ python openerp-
client.py

Pour le reste créer une base de données démo et découvrez pour les newbies et pour les autres vous connaissez la suite

 

Formation certifiante LPI(Linux Professional Institute) au Maroc

Formation certifiante LPI(Linux Professional Institute) au Maroc

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